Mariage pour tous et Enseignement catholique

- COMMUNIQUE –
vendredi 18 janvier 2013
par  FNLP

Les choses sont désormais claires

L’unique choix est :

Abrogation ou maintien de la loi Debré !

La campagne de l’Episcopat catholique en France, contre le projet de mariage pour tous, a clairement montré que l’Eglise catholique a jeté toutes ses forces pour tenter de faire échouer ce projet de loi gouvernemental. De la prière du 15 août 2012 dans les églises à la manifestation du 14 janvier 2013 à Paris, la Curie romaine s’oppose frontalement à l’aspiration égalitaire et démocratique concernant l’union librement consentie et contractée entre êtres humains.

Les Evêques, en utilisant le réseau de l’enseignement catholique privé, ont fait voler en éclat la supercherie de la loi Debré. Celle-ci avait prévu une « liberté de conscience » pour les élèves et les parents qui utiliseraient les services de l’enseignement privé sous contrat. Ce principe de liberté de conscience a été perverti par la loi Debré. Il était cependant la« pilule » nécessaire (la seule que n’ait jamais acceptée véritablement l’Eglise catholique) pour que les fonds publics se déversent massivement pour des écoles catholiques pratiquant le « caractère propre » catholique.

Le « caractère propre » de l’enseignement catholique est le catholicisme, ce qui est conforme aux missions des œuvres de l’Episcopat. Au risque de déplaire aux partisans de la « laïcisation et de la démocratisation » de l’Eglise, l’enseignement catholique est et demeure un outil majeur dans la volonté cléricale de ré-évangéliser la société et les Institutions. La manifestation du 14 janvier 2013 l’a simplement démontrée.

Les milliards versés sur les fonds publics sont donc une violation flagrante de la Loi de Séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905 qui prohibe le financement public des cultes et des activités religieuses.

On ne peut trier le « bon grain » catholique de l’ivraie cléricale

C’est tout l’enseignement catholique qui s’est engagé, sous une forme ou sous une autre, pour assurer la mobilisation de cette manifestation réactionnaire. L’Episcopat, tout entier, s’est mobilisé contre le mariage pour tous. Certains Evêques ont battu le pavé parisien, d’autres ont salué, d’autres encore ont prié pour son succès. Tous ont été des militants actifs de la cause catholique et cléricale. Et c’est bien normal, cela est conforme à leurs engagements. Il en est de même pour l’enseignement catholique considéré comme succursale. Le journal La Croix confirme, dans son édition du 14 janvier 2013, que le Vatican « a apporté un soutien discret mais déterminé à la stratégie mise en œuvre par l’épiscopat français face au projet de mariage homosexuel ».

La Fédération nationale de la Libre Pensée ne reproche pas à l’Eglise catholique d’agir pour ses intérêts et pour défendre ses positions. La Libre Pensée reproche, par contre, à l’Etat et aux Collectivités territoriales publiques de financer largement les activités religieuses, en subventionnant l’école de quelques-uns avec l’argent de tous, au mépris des lois laïques.

La Libre Pensée ne suivra pas les « accommodements » de « laïques » égarés qui réclament « une bonne application de la loi Debré » en supprimant les subventions publiques pour les seuls établissements catholiques trop marqués par leur catholicisme.

La défense de la Laïcité impose l’abrogation de la loi Debré !

Il s’agit là de la Démocratie, de la République et de l’application pure et simple des principes qui garantissent la laïcité de l’Ecole publique et de l’Etat.

Mariage pour tous, adoption des enfants,

Procréation Médicalement Assistée et Gestation pour autrui pour tous ceux qui le souhaitent !

C’est cela l’Egalité républicaine.

La Libre Pensée rappelle les termes de son communiqué du 21 novembre 2012. Elle est pour que tous ceux qui souhaitent s’unir civilement, quel que soit leur sexe puissent le faire librement. En matière d’adoption, de Procréation Médicale Assistée : tous les couples doivent être égaux.

Il ne saurait être question de nier une évidence scientifique : un enfant se conçoit à partir d’un élément « mâle » et d’un élément « femelle ».

Mais l’Eglise catholique, et à sa suite, toutes les religions monothéistes, commettent un abus de droit en indiquant que cela induit qu’il doit y avoir obligatoirement un « père » et une « mère » pour former une famille. On ne peut déduire du fait que nourrir, élever, instruire, éduquer un enfant, et le conduire à son émancipation, impose qu’on le réduise à la conception biologique de sa naissance.

On ne naît pas être humain, on le devient

C’est pourquoi la Libre Pensée se prononce favorablement pour la Gestation pour autrui pour tous les couples, quelle que soit leur composition, qui n’ont pas d’autres moyens pour avoir des enfants, dans les mêmes règles que celles pratiquées pour le don du sang et des organes. : aucune mercantilisation du corps et de ses éléments.

La Libre Pensée rappelle à l’Eglise catholique que la forme des familles n’a cessé d’évoluer au cours des siècles. Ce qui était vrai hier, ne l’est plus aujourd’hui. Il suffit de lire « Le Chevalier, la Femme et le Prêtre » de Georges Duby pour s’apercevoir que la forme, revendiquée aujourd’hui par l’Eglise, du couple et du mariage s’est imposée autour de l’an mille, à la demande des seigneurs féodaux, pour fixer le cheptel des serfs.

Avoir les yeux fixés sur le passé, comme le font les religions, c’est interdire aux générations futures de s’émanciper des contraintes passées. C’est la Réaction au sens littéral du terme.

La Libre Pensée appelle tous les démocrates, les laïques et les républicains à se mobiliser, sous les formes qu’ils décideront librement, pour mettre en échec les prétentions cléricales des différentes religions monothéistes.

La Fédération Nationale de la Libre Pensée les assure de son soutien indéfectible.

Paris, le 17 Janvier 2013

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