Conférence-Débat La Distinction entre croire et savoir

avec :Véronique Le Ru – Maître de conférences au CIRLEP
vendredi 16 décembre 2011
par  mgrodin

Aix en Provence. Vendredi 2 décembre, salle des Professeurs de la Faculté de Lettres, il est 17 h 45. Grand moment de flottement. En effet, alors que la conférencière est là et que déjà une trentaine-personne se presse dans la salle, deux agents techniques de la fac débarquent et, ne voulant rien entendre, commencent à installer des tables à la place des chaises en prévision d’une activité pour lundi matin. Il est 18 h 15, quand après moult et moult palabres les chaises sont replacées.
Conférence-Débat La Distinction entre croire et savoir
C’est devant plus de soixante auditeurs : de jeunes étudiants de la fac, des gens qui s’interrogent et des libres penseurs, bien sûr que Véronique Le Ru commence son exposé. Un rien ésotérique dans les toutes premières minutes, Véronique Le Ru pose la question de l’actualité de son tout récent ouvrage « La Science et Dieu – Entre croire et savoir » :

  • Pourquoi s’intéresser au problème de la science et de Dieu. ?
  • La science ne s’est-elle pas libérée du joug de la religion depuis Descartes et Galilée et mit fin à toute confusion possible du croire et du savoir ?
  • Quoi de plus efficace pour dominer les gens que de les affubler d’une idéologie négation de l’esprit critique ?

Historienne et philosophe, l’auteure explique avec une grande clarté que la science dit non à la solution de facilité qui consiste à renvoyer un problème non résolu à un Dieu créateur de la nature.

Conférence-Débat La Distinction entre croire et savoir Elle pointe le créationnisme, cette doctrine idéologique de faussaires, qui cherche à élever au rang de science une doctrine théologique, mais aussi à abaisser une science (celle de l’évolution) au rang d’hypothèse.

Elle démontre combien la préservation du « constat d’objectivité » fait l’objet d’un combat dont l’enjeu « politique » est la garantie de l’indépendance scientifique contre toute référence d’essence théologique.

Ce sont plus de 45 minutes qui se sont écoulées à la « vitesse de l’éclair » (donnée scientifique) quand Henri, le maître du temps donne la parole à la salle. Des questions en général pertinentes et nombreuses qui ont elles aussi contribué par les réponses suscitées à la richesse du débat :

  • La théorie des créationnistes est-elle à géométrie variable ? d’où vient-elle ?
  • Ne pourrait-on élargir le débat aux sciences humaines ?
  • La question du bonheur ?
  • Que signifie le terme métaphysique ?
  • Question sur l’enseignement actuel des sciences ? Sur les intégrismes. ?
  • Cohérence de la relation entre créationnisme et néo-libéraux ?
  • Peut-on être à la fois scientifique et croyant ?

N’omettant aucune question, Véronique Le Ru a répondu méthodiquement et de manière souvent imagée à chacun.

Au terme de ce débat d’une grande courtoisie et comme de tradition, chez les libres penseurs, les échanges se sont poursuivis autour d’un pot fraternel au cours duquel des contacts ont été pris.

En note finale de ce compte rendu, laissons Véronique Le Ru poser, d’un trait de malice la pertinente question : Avant la création du monde, Dieu il foutait quoi ?

JP Mauduy


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