Gaston Crémieux : Textes choisis Les Voix du peuple (1868) Impressions d’un condamné à mort (1871)

Gaston Crémieux, avant et après la Commune
Les vagues disent et redisent : - Faut-il faire de chaque homme, qui bat des ailes, un perdant de l’histoire ? L’histoire n’est-elle qu’un tombeau où entasser les rêves de l’homme et de ses mots ?
Armand Gatti, De l’anarchie comme battements d’ailes. T. 2, 2001.
En 2021 cela fera 150 ans que Gaston Crémieux était fusillé le 30 novembre 1871 au Pharo pour sa participation à la Commune qui avait eu lieu à Marseille du 23 mars au 4 avril 1871. Né le 22 juin 1836 à Nîmes (Gard), il était âgé de 35 ans, avocat, journaliste et écrivain, marié et père de trois enfants.
En prémisses au 150e anniversaire des Communes de 1871 de Paris et de province et de la disparition de Gaston Crémieux, j’ai choisi de présenter deux des nombreux textes qu’il nous a laissés : le poème « Les voix du peuple » qu’il publia pour la première fois en 1868 dans le journal Le Peuple, et « Impressions d’un condamné à mort » le récit sous forme de journal qu’il écrivit en 1871 en prison, resté inédit jusqu’à sa parution en 1879 dans ses Œuvres posthumes[1].
Au-delà de leurs différences de style et des situations dans lesquels ils furent écrits, avant et après la Commune, ces deux textes s’avèrent, a posteriori, intimement liés ; le premier contenant les aspirations généreuses que Gaston Crémieux paiera trois ans plus tard de sa vie en tombant foudroyé par douze balles dans la poitrine.
[1]Gaston Crémieux, Œuvres posthumes, précédées d’une lettre de Victor Hugo et d’une notice par A. Naquet député, Paris, Dentu, 1879.
Librairie FDLP13
Michel BITTON
52 pages
2.00 €

