Impertinent N°139
par

Editorial
Le sabre et le goupillon contre les peuples et la jeunesse.
Nous assistons ces derniers jours à un tsunami de propagande militariste et guerrière, depuis l’affichage officiel par Trump-Musk et compagnie de leurs méthodes de gangsters capitalistes.
Macron et Bayrou se multiplient pour occuper la scène, rivalisant de roulements de tambours et de coups de menton.
Ils sont suivis et même précédés par les médias des milliardaires. Les malnommées chaines d’info nous racontaient hier avec des accents à la Déroulède que la Russie était au bout du rouleau, exsangue au point de faire venir de la chair à canon de Corée du Nord. Ce qui montrait bien que sa fin était proche.
Aujourd’hui « la Russie est un danger existentiel » et les habituels débats entre ceux qui sont tous d’accord se succèdent sans interruption sur les écrans. Il faut préparer la guerre, il faut tout réorienter, surtout l’argent, vers l’économie de guerre et se dépêcher d’acheter des armes … aux USA.
Nous savons que les gouvernements commencent toujours les guerres par le combat contre leur propre peuple : école, hôpital, retraites, salaires, durée du travail, droits des travailleurs, libertés, avenir de la jeune génération.
Ainsi un économiste de la télé[i] dit : « une revue sans complaisance des dépenses de l’État, des collectivités locales, de notre système de santé mais aussi celles de l’Union européenne pourraient offrir une contribution essentielle au redressement de nos finances publiques. Nous pourrions ainsi réorienter nos ressources vers les dépenses militaires »
Tout pour les canons. Retour au temps béni d’obus-roi. C’est bon pour le bizness.
Nous savons ce qu’est la guerre : c’est toujours les mêmes qui se font tuer qu’ils soient mobilisés ou civils, ukrainiens, russes, français, polonais ou tout autre chose.
Et pendant ce temps, pas un jour ne passe sans que soient révélés de nouveaux scandales d’agressions et de viols d’enfants dans des établissements « d’enseignement » catholiques des Pyrénées à la Mer du Nord en passant par Marseille[ii]. Atrocités dont « personne » n’était au courant : c’est sans doute que « personne » n’était maire, député, conseiller général, ministre de l’éducation nationale, … Pas un jour ne passe sans de nouvelles plaintes. « Grâce à Dieu, c’est prescrit » disait le Cardinal Barbarin.
Ils ont beau faire : il y a le feu à la plaine et chaque jour il s’étend.
C’est l’honneur de la Libre Pensée de continuer son action « en ne suivant pas le clairon qui sonne[iii] » … et les cloches non plus.
Guerre à la guerre et vive la Sociale.
Henri HUILLE

