Appel
de
la Libre Pensée et de la
Marche des Solidarités
au
Mouvement Ouvrier, Laïque et
Démocratique
Le
Ministre de l’Intérieur vient d’annoncer la sortie imminente
d’un Projet
de loi, « Séparatisme 2 » visant à renforcer
les
dispositions sécuritaires et liberticides de la Première loi « Séparatisme ».
Seraient particulièrement visés les Mineurs isolés et leurs Associations
de défense.
Dans
un Appel commun,
la Marche des Solidarités et la Fédération nationale de la
Libre
Pensée toutes les Associations, Syndicats et Partis à
contresigner
cet Appel afin de s’opposer ensemble à cette nouvelle tentative
d’atteinte aux Libertés et visant toujours les présupposés Musulmans,
coupables par nature, de tous les maux.
Lors
de la 114e Conférence Internationale du Travail de l’OIT
de
juin 2026, des Militants responsables d’Associations et des
Syndicats
ont rédigé une Déclaration commune pour la protection des Mineurs
Isolés,
appelant à l’union la plus large.
Nous
vous appelons à la plus grande diffusion de ces deux textes communs et
à
contresigner l’Appel pour le retrait de la loi « Séparatisme
2 »
La
Fédération nationale de la Libre Pensée
Appel
pour le retrait du Projet de loi Nunez
Vendredi
3 avril 2026, le ministre de l’Intérieur, Nunez, a annoncé un
projet de
deuxième loi de lutte contre le Séparatisme qui, déclare-t-il, « vise
à
durcir la loi Séparatisme de 2021 ».
Voilà
qui a de quoi alerter et mobiliser tous ceux qui sont décidés à lutter
contre
la dérive raciste du Régime de la 5ème République. Car
la loi Séparatisme de 2021, censée « conforter
les
principes républicains » est, en fait un dispositif mis en
œuvre pour
discriminer, persécuter une partie de la population, celle qui, issue
de l’Immigration,
est suspectée de constituer un danger, tout simplement de par ses
origines, et
donc contre les fondements mêmes des principes républicains
frauduleusement
revendiqués.
En
continuité avec cette orientation, les cibles de son projet de loi
citées par Nunez
font exclusivement référence à des organisations musulmanes :
« on
a fermé énormément de structures qui étaient dans le Séparatisme
islamique »,
indique-t-il.
Un
tel
acharnement, un tel parti pris sont scandaleux, quelque mois après que l’Affaire
Bétharram ait éclaboussé jusqu’au sommet de l’Etat, après que
le Rapport
Sauvé ait mis au grand jour le caractère criminel d’un système
mis en
place au sein de l’Eglise catholique, qui a fait des centaines
de
milliers de victimes, dont une majorité d’enfants, après que le Dossier
Epstein ait commencé à révéler l’ampleur des réseaux
pédocriminels au
cœur de l’« élite » autoproclamée de la société. Car
tout cela
est totalement ignoré par Nunez.
Citons
de nouveau le ministre de l’Intérieur : « il y a un certain
nombre de
structures que l’on ne peut atteindre à droit constant, donc on modifie
le
droit ». Formulation fort inquiétante. Manifestement, dans la
rhétorique utilisée, sont en facteur déterminant de l’évolution du
droit les
« cibles » que l’on veut atteindre, non les principes qui
sont censés
être garantis.
Lors
de
la séance des questions à l’Assemblée Nationale, le ministre
précise :
« va être soumis au Conseil d’Etat un motif
supplémentaire de
dissolution qui vise à prendre en compte les nouvelles méthodes mises
en œuvre
des Frères musulmans…qui visent plutôt à faire pression, à prendre le
contrôle,
pour imposer une loi religieuse ». Pour ce qui est de faire
pression
pour prendre le contrôle, chacun d’entre nous a plutôt été confronté,
ne
serait-ce que dans le domaine particulièrement visible des médias, à
l’activisme
des Bolloré, Arnault et autres Dassault, d’une
tout autre
ampleur que celui des Frères musulmans.
En
matière de gestion de l’application du Contrat d’Engagement
Républicain,
outil de mise sous contrôle des Associations instauré par la première loi
Séparatisme, les préfets verraient leurs prérogatives étendues
au détriment
des Élus municipaux, renforçant ainsi la menace contre un pilier de la
Démocratie,
l’Indépendance des Associations de citoyens.
Comble
d’ignominie et autre motif impératif de Résistance, les mineurs sont
ciblés par
le projet : « On a un sujet sur l’accueil collectif des
mineurs,
il faut qu’on puisse tous les contrôler, ce n’est pas le cas
aujourd’hui ».
Honte à ce régime et à son indigne inversion des priorités ! La
question,
concernant les Mineurs, n’est pas, pour Nunez, de s’assurer
qu’ils
bénéficient tous, notamment les Mineurs Isolés, à égalité de droits et
d’où
qu’ils viennent, des garanties de la protection de l’enfance, mais de
s’assurer
que ceux que l’on jugera susceptibles d’être influencés par l’Islam
soient
contrôlés, traqués !
Les
gouvernements Macron ne s’en prennent pas aux riches
qui
fraudent, aux capitalistes qui font des bénéfices en exploitant les
travailleurs et les licencient, aux marchands d’armes qui font fortune
en
fournissant les assassins qui font le génocide à Gaza et en Palestine.
Non,
ils s’en prennent toujours à la partie de la population, qui, la plus
exposée à
l’injustice, est aussi celle dont la détermination dans le combat
légitime pour
la conquête de ses droits peut devenir le catalyseur de la résistance
de
l’ensemble des exploités : les Travailleurs Immigrés, dont
ils
assurent l’insécurité en permanence par une répression policière accrue
et
maintenant à des enfants séparés de leurs familles par la guerre,
l’exploitation
et le colonialisme, et tout cela au nom d’une croisade contre les Musulmans.
L’émergence
de ce projet doit aussi alerter tous ceux qui sont déterminés à lutter
contre
le fascisme. Car cette nouvelle avancée de l’arbitraire dans le cadre
des
institutions actuelles serait un pas supplémentaire significatif de la
dérive
autoritaire du régime, une dérive autoritaire qui ouvre la voie au
fascisme.
RETRAIT
IMMEDIAT DU PROJET DE LOI NUNEZ !
ABROGATION
DE LA LOI SEPARATISME DE 2021 !
EGALITE
DES DROITS, ACCUEIL ET SCOLARISATION POUR TOUS LES
MINEURS ISOLES !
Cet
Appel a déjà reçu le soutien de :
Organisations :
– Émancipation, Tendance
Inter-Syndicale
– Union
Pacifiste de France
– Fédé Éducation de la CNT
–
FNECFP-Force Ouvrière
–
A
titre Individuel :
–
Jean
Baubérot-Vincent, Président Honoraire de l’Ecole Pratique des Hautes
Etudes
(PSL)
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