« Maréchal, nous voilà ! », une diffusion publique qui commande de se positionner
Fédération
des
Libres Penseurs de Vaucluse
site
national http://www.fnlp.fr/
tél. 06 31 08 95
10 – 10 mai 2026
« Maréchal,
nous
voilà ! », une diffusion publique
qui commande de se positionner !
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Le
chant « Maréchal, nous
voilà ! »
fut au Régime dictatorial, collaborationniste
et antisémite de Vichy qui perpétra crimes sur
crimes contre l’humanité, ce qu’était
le « Horst-Wessel-Lied » au
régime nazi.
Ce chant écrit en 1941 à la gloire du maréchal Pétain, fut un
élément majeur de la propagande du Régime de Vichy. Il
était régulièrement diffusé sur
les ondes de Radio-Paris et de
la Radiodiffusion
nationale et joué dans l’ensemble des territoires de
la France et
des colonies, en particulier dans la plupart des écoles mais aussi
dans
les chantiers de jeunesse, les casernes et
les meetings des
assassins de la Milice française, l’organisation politique
et paramilitaire, auxiliaire de la Gestapo, notamment
chargée de
la traque des Juifs, des résistants, des réfractaires au STO.
Rappelons qu’au pouvoir du 10 juillet 1940 au 24 août 1944, Philippe
Pétain
engage le pays dans la « Révolution
nationale » et dans
la collaboration avec l’Allemagne nazie. Il co-rédige
et
promulgue le premier statuts des juifs (3 octobre 1940). Sous sa
dictature,
les confédérations syndicales ouvrières, les partis ouvriers, les
obédiences
maçonniques, la Libre Pensée sont interdits, la Charte du travail est
promulguée, incarnant la doctrine sociale de l’Église catholique de
collaboration
du Capital et du Travail, les libertés fondamentales sont supprimées
(liberté
de presse, de réunion, de manifestation, droit de grève…), les
francs-maçons
sont exclus de la Fonction publique ; la Police et la Gendarmerie
organisent les rafles des juifs et des Tziganes pour leur déportation
vers les
camps nazis de la mort et pourchassent et assassinent les résistants ou
les
remettent aux nazis. L’Église catholique qui a soutenu d’entrée et avec
enthousiasme la dictature de Pétain se voit récompensée par des
avantages
matériels importants, pour ses écoles en particulier, et une
omniprésence dans
les manifestations du régime de Vichy auquel elle fournit sa caution
morale et,
entre autres, l’aumônier général de la Légion des Volontaires Français
contre
le bolchevisme qui fut ensuite l’aumônier de la Division SS Charlemagne
avec le
grade de SS-Sturmbannführer.
Aux traditionnels attributs régaliens (droit de grâce, nominations et
révocations des ministres et des hauts fonctionnaires), le
dictateur Pétain
ajoute des droits tout à fait inédits. Il peut ainsi rédiger et
promulguer
seul une nouvelle Constitution, il peut désigner son successeur,
il « a la plénitude du pouvoir gouvernemental, il nomme et
révoque
les ministres et secrétaires d’État, qui ne sont responsables que
devant lui »
et il « exerce le pouvoir législatif, en conseil des
ministres… »
Les lois, adoptées de sa seule autorité, sont promulguées sur la
formule : « Nous, maréchal de France, le Conseil des
ministres entendu, décidons… »
Ce régime politique dit « l’État français » fut la
négation
absolue de la démocratie politique, des principes républicains et de la
Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen.
Comme le lui avait exprimé Pierre Laval : « Monsieur
le
Maréchal, (…) vos pouvoirs sont plus grands que ceux
de Louis XIV,
parce que Louis XIV devait remettre ses édits au
Parlement,
tandis que vous n’avez pas besoin de soumettre vos actes
constitutionnels au
Parlement, parce qu’il n’est plus là »
En 1945, Philippe Pétain fut condamné à la peine
capitale pour haute trahison, frappé d’indignité
nationale et
déchu de toutes ses distinctions militaires et civiles.
Nul ne
peut ignorer la diffusion
publique de ce chant,
nul ne peut s’abstenir de se prononcer !
Qu’en dit le Préfet de Vaucluse, représentant de l’État ?
Que dit le Procureur de la République de Carpentras de la
diffusion
publique de ce chant qui fait l’apologie d’un criminel, traître,
clérical,
antisémite, condamné par la Haute Cour de Justice ?
Qu’en disent les représentants de l’Église catholique qui par la
voix,
entre autres, du cardinal Gerlier, Primat des Gaules, déclarait en 1940
« Pétain
c’est la France, et la France c’est Pétain » et remerciait « la
divine Providence pour avoir donné à la France un tel chef »
Qu’en dit le CRIF Marseille Provence qui se faisant directeur de
conscience en matière de « repères républicains » appelait il
y a peu
à faire échec à la liste de gauche présente au second tour des
municipales
d’Avignon ?
Le 10 mai 2026
Le Bureau départemental de la Libre Pensée
